Dossier : La parentalité

Grandir en conservant son âme d’enfant

Pour définir l’action de Belle Rive dans la co-éducation et la parentalité, nous avons choisi l’expérience d’une jeune fille de 16 ans qui vient à Belle Rive depuis plusieurs années.

« Avant, j’étais du genre à commencer un truc et à ne pas le terminer. Avec le projet Mission Vietnam, ma mère a vu que j’étais capable de tenir sur une longue durée. Ça m’a fait plaisir et à ma mère aussi ».

Pourtant, Iona témoigne de ses doutes au début du projet. « Jamais on ne pourra partir ». Tout lui paraissait insurmontable : la distance, l’organisation, les partenaires à trouver, les financements. Même ses parents n’étaient pas convaincus.

Je n’étais pas que fille de

Après plusieurs mois de construction du projet viennent les premières réussites. Iona acquiert la conviction que cela va se faire. Sa forte motivation entraine sa maman qui s’engage elle aussi dans cette aventure.

Pendant la préparation collective du projet, les relations mère-fille s’enrichissent : « j’avais une place en tant que membre du groupe, je n’étais pas que la fille de ».

Après deux ans de préparation, Iona part au Vietnam avec sa mère et huit autres personnes pour participer à la construction d’une maison pour une famille qui vivait dans la rue. Les relations mère-fille continuent de grandir : « J’avais peur sur place de rester trop collée à ma maman et finalement, elle a pu voir que j’étais capable de me débrouiller toute seule ».

Au retour, Iona témoigne d’une plus grande confiance en elle et apprécie de mesurer le chemin parcouru, seule et avec sa maman : « C’est un gros souvenir que nous avons ensemble. Quand on a des souvenirs ça soude, surtout s’ils sont bons ».

Elle a pu voir que j’étais capable de me débrouiller toute seule

De toute cette expérience, Iona nous confie que la principale leçon de vie, c’est que « les choses qui paraissent impossibles, sont possibles ».

Un an et demi après le voyage, Iona s’investit avec cinq jeunes de 16 à 20 ans dans un nouveau projet : un road trip écologique de 400 kilomètres à vélo. Un nouveau défi ! Iona fait le lien entre le projet Vietnam et le road trip : « mêmes démarches, il faut de l’argent, être plus autonome, travailler l’organisation, les étapes, les réservations… ». Le départ sans animateur et sans parent les responsabilise, les autonomise : « il n’y a aura pas d’animateur, il faut être capable quand même… sans adulte pour te gérer ». Iona nous précise dans un grand éclat de rire que cette fois-ci, si sa mère veut partir avec elle, elle lui répondra « non ! ».

A l’issue de cet échange, il nous reste le sourire rayonnant de cette jeune fille qui donne de la force et de la sincérité aux mots suivants qui reviennent en cadence : « confiance, possible, assurance, rêve, capable, autonome, importance du groupe et de l’accompagnement ».

Retrouver l’espoir que tout est possible

Selon Iona, si partir au Vietnam a été réalisable, tout est possible « et ça, dire que tout est possible, ça a changé beaucoup de choses. Quand on a une idée dans la tête, qu’elle soit ambitieuse ou pas, il faut la réaliser… un projet de voyage, un projet professionnel. Avoir la motivation et être bien accompagnée, avoir le soutien de ses parents, ça change tout ».

Pour conclure, Iona nous livre : « quand on est enfant, on est naïf, on croit que tout est possible et quand on grandit, on a l’impression que ça diminue ».

Peut-être, à Belle Rive, apprend-on à conserver son âme d’enfant parce qu’on retrouve l’espoir que les choses sont possibles ?

Nous souhaitons à Iona qu’elle n’abandonne jamais ses rêves.

Une maman à Belle Rive

Voici ce que nous a dit Corinne.

Belle Rive est une porte ouverte et un soutien

« La communication est toujours présente et possible. Le soutien, l’écoute des animateurs sont importants. Si à un moment donné, il nous arrive de flancher, de baisser les bras, d’avoir des inquiétudes, il est toujours possible de venir en parler librement en sachant qu’il n’y aura aucun jugement. Belle Rive est ce lieu qui permet de donner la parole à ceux qui n’osent pas ».

C’est un lieu rassurant qui permet de s’ouvrir

« On est rassuré quand les enfants viennent à Belle Rive. Cela leur apporte une ouverture vers le monde extérieur et également une ouverture d’esprit, du bien-être ».

 « Quand mes enfants viennent à Belle Rive, c’est un plaisir pour eux ».

« J’ai également participé à des groupes de parole où l’on se retrouvait en petit comité pour échanger sur notre parcours de vie au quotidien en tant que parents, pour pouvoir aborder certains problèmes définis ensemble. Ces temps de rencontre nous permettent d’échanger librement sans aucun préjugé ».

Belle Rive permet de construire d’autres points de repères pour mes enfants

 « Lorsque mon fils Noé participe à un projet, il s’investit à fond, il s’y tient, va jusqu’au bout. Il est adorable alors qu’à l’école, cela ne se passe pas bien ».

Je peux aussi vivre d’autres expériences avec mon enfant et d’autres parents

« L’expérience du projet Vietnam mené à Belle Rive avec ma fille Iona a été une opportunité, surtout dans le cadre d’une mission humanitaire qui nous laisse à chacune des souvenirs inoubliables. L’esprit d’équipe et de cohésion ont été primordiaux dans ce projet ».

Les ateliers parents/enfants

À l’initiative de plusieurs adhérents, les ateliers parents/enfants sont nés. Cécile, référente à la parentalité, et les parents mettent en place l’animation : choix et préparation des activités, achat du matériel… L’idée : vivre ensemble des moments de loisir et explorer de nouvelles activités pour pouvoir les reproduire chez soi.

Les enfants (de la naissance à 6 ans) jouent ensemble. Les familles se rencontrent et partagent grandes joies et petits soucis.

Ça se passe le mercredi une fois par mois de 16h00 à 17h30 à la maison des quartiers de St-Sorlin.

Les ateliers parents/enfants sont complémentaires au LAEP « La Ruche » qui se déroulent les mercredis de 9h à 12h à la maison des quartiers de St-Sorlin et les vendredis de 9h à 12h au 3 rue du Cormier.

Le CLAS collège (contrat local d’accompagnement à la scolarité)

En partenariat avec le collège Agrippa d’Aubigné, Belle Rive accueille 30 jeunes de la 6ème à la 4ème les mardis et jeudis de 16h à 18h.

Les jeunes sont accompagnés par une équipe de bénévoles et de salariés pour :

  • l’aide aux devoirs
  • l’acquisition de méthodes d’apprentissage
  • l’ouverture vers d’autres activités sportives ou culturelles décidées avec les jeunes : bande dessinée, boxe, musicaventure, graph, pratique bmx, découverte de la vie des abeilles…

C’est ainsi que le CLAS facilite les relations entre le collégien, sa famille et son collège.

Les animations en pieds d’immeubles (API)

Aux Api qui font partie de l’identité de Belle Rive depuis ses débuts, tout est possible, surtout la rencontre de toutes les générations, de tous les milieux. Bien vivre ensemble, transmettre les idéaux de solidarité et le sens du collectif, telles sont leurs ambitions.

C’est amener professionnels et adultes à converger vers une éducation à la responsabilité collective par le jeu et les activités d’éveil pour les enfants. C’est investir l’espace public des quartiers de la rive de droite chaque mercredi en période scolaire et chaque jour pendant les vacances, inventer ensemble des activités (jeux, musique…) en relation avec les valeurs de l’association. Y participent également les goûters collectifs, les sorties de découverte quand les conditions le permettent.

Pour utiliser des grands mots, c’est prendre sa place dans le développement social local, à la manière joyeuse, conviviale et citoyenne de Belle Rive.

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